[Interview] Friends #19 : Sébastien Marion

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Bonjour à tous,

Comme vous le savez maintenant la catégorie « Friends Interview » me permet de donner la parole à certains de mes amis afin que vous puissiez apprendre à les connaître un peu plus.

Aujourd’hui, je vous propose l’interview n°19, celle d’un ami urbexeur du nom de Sébastien Marion.

| Pouvez-vous m’en dire plus sur vous et/ou votre groupe d’explorateurs ?

Nous sommes deux, ma compagne Caroline et moi. Nous n’avons pas de nom de « team » à proprement parler, c’est pas trop notre truc. Nous sommes la plupart du temps que tous les deux. Plus il y a de monde sur un site, plus il y a d’encombrements et de contraintes.

n°17 profil

| Qu’est ce qui t’a poussé vers cette pratique ?

J’ai toujours aimé l’esthétique des bâtiments à l’abandon, mais sans vraiment les explorer. C’est Caroline qui m’a initié à la pratique. Je me suis rapidement pris au jeu ! Nous avons une passion commune pour la photographie et la recherche documentaire.

| Pour toi, l’urbex ça représente quoi ?

L’urbex c’est le respect de la pierre et des scènes de vie qui ont pu être vécues. C’est un témoignage délicat qui a pour but de donner envie de réhabiliter intelligemment, et de protéger des sites d’exception. C’est également une interrogation sur les problématiques liées au développement durable.

| Tu pratique l’urbex car tu es passionné d’histoire, par la photographie, ton truc c’est l’escalade, ou le graff ?

Je pratique l’urbex parce que j’aime la recherche documentaire comme j’ai pu le spécifier plus haut ! Mais il y a bien d’autres choses qui entrent en ligne de compte. La lumière, les perspectives, et la saturation des couleurs sont omniprésentes dans les friches, c’est extrêmement photogénique. Il y a aussi l’adrénaline de pénétrer sur un site interdit, la réflexion que ça occasionne, c’est très stimulant !

| Quels matos te suit partout lors de tes expéditions ?

Mon fidèle Canon 60D, un objectif grand angle : le sigma 10-20mm, et un autre sigma pour les détails le 17-70mm, et 2 trépieds. Nous avons également de bonnes lampes de poche et frontales, des chaussures de rando, un treillis, une petite trousse premiers soins, un téléphone portable et c’est déjà pas mal !

n°17 matériel

| Parmi toutes tes sorties laquelle est ta préférée ?

Il y a plusieurs sites que je peux qualifier de «préféré » et de mon point de vue, cela dépend principalement de 3 facteurs :

  • La taille du site
  • La lumière lors de l’excursion
  • La difficulté à trouver et pénétrer à l’intérieur du site.

La sortie concernant la Centrale à Charbon E.C.V.B.  répond entièrement à ces 3 critères, et figure dans mon TOP 3.

| Peux tu nous en dire un peu plus dessus ?

Pour atteindre ce site grandiose, tant par la taille que par sa beauté industrielle, nous avons dû parcourir des centaines de kilomètres sans savoir si nous allions pouvoir y pénétrer.

Une fois sur place, il a fallu 1 bonne heure pour trouver une faille sans se faire repérer des voisins et des forces de l’ordre qui surveillent le site.

Notre première chance ce jour-là a été le soleil, qui fut au rendez-vous et qui nous a révélé l’édifice de l’intérieur avec des jeux de lumière impressionnants dans cet amas de ferraille.

Et la seconde fut que ce lieu n’a jamais été détérioré par autrui, tout est resté en place, seul le temps et la poussière ont ajouté de la matière.

La visite  a duré environ 4h dans un calme absolu et dans un sentiment de découverte d’un lieu où l’on se sent tout petit.

| De toutes les balades urbex que tu as réalisées, t’es tu déjà senti mal, fait de mauvaises rencontres ou eu peur ?

Je suis insensible aux délires fantômes, esprits, etc… Je suis quelqu’un de très rationnel ! On a jamais rencontré de personnes vraiment violentes envers nous, mais des très stupides oui ! Dans un sanatorium, on est tombés sur une bande de gamins de 13/15 ans qui étaient en train de massacrer le lieu, impossible de les raisonner… pas cool !

| Quels conseils sur la préparation d’une exploration d’un lieu abandonné peux tu donner ?

Toujours prévenir un proche de là où l’on se rend quand on est seul en expédition. Prévoir un plan B, au cas où le site n’est pas accessible. Ne pas négliger la sécurité !!! Les sols sont souvent en piteux état, les rampes ne sont plus fixées, il faut regarder aussi bien en dessous qu’au-dessus, il y a souvent des trucs rouillées qui pendent. Il faut donc du bon sens, et se munir de ce que j’ai mentionné plus haut quand tu m’as demandé ce que j’emmenais avec moi.

| Un petit dernier mot à dire pour mes lecteurs ?

L’urbex n’est pas une discipline à prendre à la légère c’est dangereux et illégal la plupart du temps. Si vous êtes amenés à pratiquer, sachez tenir votre langue quand vous trouvez de beaux endroits. Plus ils sont vite répandus, plus ils perdent leur âme et se transforment en poubelle !

En tout cas, merci pour cette interview, et à vous les lecteurs de ce blog pour votre attention 😉 Si vous voulez découvrir un peu plus dans le détail mes travaux :

 Site : www.sebastien-marion.com

Facebook : https://www.facebook.com/SMarionPhotos?fref=ts

Flickr : https://www.flickr.com/photos/113212996@N07/

Sébastien Marion

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Voilà l’interview s’arrête ici, j’espère que vous avez apprécié ce nouveau type d’article. N’hésitez pas à le commenter pour dire ce que vous en pensez et bien entendu n’hésitez pas à suivre mon ami Sébastien Marion – Facebook

Je reviendrais vers vous rapidement avec un nouvel article de ce type là …

Author Kurt Grava

Papa trentenaire, amoureux du web, je suis un photographe amateur et un blogueur passionné. Je suis également passionné de nouvelles technologies aimant découvrir le monde et le partager avec la planète entière.

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  • Vraiment de superbes photos sur ton Flirck. J’adorerais faire de l’Urbex !

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